Alors
que je lis un texte sur le pasteur Oberlin, qui, vers l'époque de la
révolution française, se préoccupa de l'éducation des enfants en bas
âge abandonnés à eux-mêmes par leurs parents, dans une vallée d'Alsace, je ne peux m'empêcher de
penser que l'idée éducatrice était double : Oberlin pensait
certainement aux enfants, mais je suis bien certain qu'il avait aussi les parents dans
ses objectifs.
Sans prétendre m'élever à la hauteur de cet homme
extraordinaire, je ne peux m'empêcher de me souvenir des "ateliers
expérimentaux du goût" que nous avons introduits dans l'ensemble des
écoles primaires de France au début des années 2000. Certes, il y avait
un programme officiel liant les sciences et les arts, mais il y avait
surtout la question d'enseigner à manger... à tous.
La pandémie actuelle d'obésité découle
principalement de ce que nous avons accès à la nourriture, ce qui n'était pas le cas jadis, et, aussi, de ce que l'être humain a bien du mal à s'empêcher de manger du
gras et du sucre. Une sauce mayonnaise, c'est 95 % d'huile : autrement dit c'est de l'huile déguisée en sauce. Le chocolat, le quign aman, c'est du gras et du sucre quasi exclusivement... et nous
adorons cela. D'ailleurs, dans nos ateliers expérimentaux du goût,
l'idée affichée était de faire monter l'aliment du ventre à la
tête, à l'esprit : aider les enfants à devenir moins animaux, plus humains. Et cette éducation visait les parents, car on sait bien que
les enfants mangent comme leurs parents. Pourquoi ne pas éclairer ces derniers sur façons dont ils mangent ?
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