Affichage des articles dont le libellé est coquilles. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est coquilles. Afficher tous les articles

samedi 27 juin 2026

Je prends une leçon chaque fois que je relis un manuscrit dont je prépare la publication

Révisant un article, qui en est pourtant au deuxième aller-retour avec les rapporteurs, je m'efforce de faire très bien pour éviter de faire perdre du temps à mes collègues. Et je relis donc très soigneusement, très lentement...

Et je découvre que nous avons tous laissé dans le manuscrit de très nombreuses erreurs.

Pourtant nous avons lu attentivement, et à plusieurs puisque nous étions plusieurs auteurs.
Pourtant les deux rapporteurs et l'éditeur en charge du manuscrit ont été très soigneux, voire pointilleux.
Pourtant...

Je sais que je suis trop rapide, trop imprécis, trop brouillon, trop médiocre,  et j'en passe,  mais on ne peut pas me reprocher de ne pas vouloir faire de mon mieux.

D'autre part, je m'aperçois quand même que mes co-auteur n'ont pas fait mieux que moi.

En réalité, cela ne sert à rien de se lamenter et il faut surtout observer que, quel ce soit le texte, il reste des erreurs jusqu'à la publication et même après... malgré le travail collectif des auteurs, des rapporteurs, des éditeurs, des relecteurs de tout poil...

D'ailleurs, il ne faut pas trop s'en étonner,  car chaque signe d'un article est une possibilité de se tromper avec un minimum de 25 erreurs possibles par signe.
Et plus les textes sont longs, plus ils sont en réalité difficile à produire de ce simple point de vue comptable.
Un point de vue probabiliste qui ne vaut pas grand-chose mais qui donne un ordre de grandeur.

Pour en terminer là, je constate surtout que chaque relecture d'un manuscrit, écrit par moi ou par d'autres,  est une leçon que je prends, une invitation à être encore plus rigoureux, encore plus lent, encore plus précis, une invitation à relire et relire encore pour débusquer le plus d'erreurs possible.

Et une fois de plus, je remercie tous mes amis qui m'aident dans cette tâche difficile : co-auteurs, éditeurs, rapporteurs, collègues...
L'expression communauté scientifique mais pas rien.

dimanche 11 janvier 2026

Pourchassons le diable : relisons

 Il faut relire, relire, relire, relire encore... Alors que je m'occupe de mettre en maquette un article à paraître dans une des deux revues que je coordonne, je ne cesse de voir des erreurs que je corrige.

Il y en avait à la première lecture. Il y en avait encore à la deuxième lecture, il y en avait à la troisième lecture, à la quatrième...
Il y en a qui ont été corrigées par les rapporteurs, il y en a qui ont été corrigés par les auteurs, il y en a qui ont été corrigés par les éditeurs, et quand tout le travail d'édition a été fait, quand tout était d'aplomb, au carré... nous avons encore retrouvé les erreurs.

Des coquilles, des erreurs de ponctuation, des formats de référence qui n'étaient pas aux normes, mais aussi des parties entières de texte qui manquaient ou qui étaient en trop et qui nous sautaient si fort au visage que nous ne les voyions même plus.

Quand je travaillais à la revue Pour la science, les articles étaient relu 11 fois intégralement, ligne à ligne, mot à mot, lettre à lettre, même... et il subsistait quand même, parfois,   de petites erreurs. Il n'y a pas de raison qu'il en soit différemment dans une revue scientifique bien au contraire.

Il y en a il n'y a pas lieu de se lamenter de nos imperfections, et cela est d'ailleurs inutile,  mais il faut constater, comme je le fais depuis des années, que le diable et tapis partout, derrière chaque mot, derrière chaque phrase, derrière chaque calcul, derrière chaque lettre ! Et plus les textes sont longs, plus évidemment la probabilité d'avoir des erreurs est importante.

Bref, il faut pourchasser le diable et c'est avec cet esprit combatif que je propose que nous fassions nos relectures  : le diable  étant tapis, et il faut le dénicher, le débusquer.