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mardi 24 mars 2026

Je ne comprends pas la résistance au changement.

Bien sûr, il y a lieu d'être prudent. Mais quand on me donne une technique qui me permet de faire mieux et plus vite ce que je faisais par le passé, pourquoi refuserais-je ?

Je sais que parfois, l'usage d'un nouvel outil nécessite un apprentissage et cela peut-être parfois long, ce qui nous rebute si nous sommes pressés.

Mais n'y a-t-il pas lieu de commencer à faire une analyse entre les avantages et les inconvénients d'un nouvel outil, de s'interroger sur le temps nécessaire à la maîtrise de ce  nouvel outil et le temps qui serait gagné par son emploi ?

J'ai eu la question ce matin avec un doctorant en phase de rédaction de son manuscrit de thèse, alors que je le voyais faire tout ce qu'il ne faut pas faire : dactylographier au kilomètre et ensuite tout remanier.

Initialement, je lui ai donné un conseil superficiel mais indispensable, qui consiste à ajouter à la fin de chaque paragraphe une phrase qui explique pourquoi on passe au paragraphe suivant, et mettre au début de chaque paragraphe une phrase qui explique qu'on va trouver dans le paragraphe. 

Ce n'était pas inutile, mais bien insuffisant : j'ai aussitôt évoqué la méthode 1/3/9/27, par laquelle il n'y a pas de la rédaction mais seulement de la structuration, garantie que le document sera bien conçus, et ...  structurés.

Mais tant qu'à faire, si nous avons des idées, pourquoi passer du temps à les dactylographier alors qu'il suffirait de les dicter avec un de ces systèmes qui transforment la voix en texte ?

Le doctorant a donné 1000 mauvaises raisons  : dactylographier lui donnerait le temps de réfléchir, il y aurait des "euh, euh" à corriger, il ne sait pas la structure de son document à l'avance... et c'est bien ça le problème : je suis certain que son document sera mal structuré et qu'il passera des jours à faire ce qu'il aurait pu faire très rapidement.

Dans ce cas, le temps nécessaire à l'apprentissage de l'outil ? Zéro. Le gain ? J'ai mesuré expérimentalement que recopier à la main était deux fois et demie plus long qu'en dactylographiant... à condition de taper très rapidement. Mais, même pour quelqu'un qui dactylographie rapidement, la dictée est bien plus rapide. 


Bref, je ne comprends pas la résistance de mon jeune ami.

mardi 19 février 2019

Dix doigts sans regarder le clavier : une question de recrutement


Le plus beau cadeau que nous puissions faire à nos enfants, c'est... Je ne sais pas, car la question est bien difficile. Et puis, pourquoi se limiter à un seul cadeau pour les mettre plus haut que nous ? Il vaudrait mieux commencer par "l'un des plus beaux cadeaux".
Et là, on continuerait par : c'est  peut-être d'apprendre à taper sur un clavier avec dix doigts regarder le clavier !



Oui, car les statistiques sont là : faites donc l'expérience de compter le temps qu'il faut à une personne qui tape à dix doigts pour recopier une page de 1500 signes, et le temps qu'il faut à une personne qui écrit au stylo, et encore le temps qu'il faut à quelqu'un qui tape à deux, ou quatre, ou huit doigts, par exemple. On trouve des temps qui vont du simple au double !
Bien sûr, celui qui écrit au  stylo est complètement disqualifié, d'autant que la recopie produit un document dont on ne peut rien faire, dans un environnement professionnel, illisible de surcroît. Ce cas est donc peu intéressant, et c'est la comparaison des deux premières personnes qui est intéressante... et là encore, on voit une différence considérable.
Imaginez que vous deviez embaucher un ingénieur, et que, à qualités égales, vous en avez un qui produit deux fois plus que l'autre : lequel prendriez vous ?

La conclusion est claire : puisque apprendre à taper à dix doigts sur un clavier ne nécessite que cinq minutes d'entraînement par jour pendant environ un mois, ne vaut-il pas la peine que nous donnions cette capacité à nos enfants ? A nos amis ? A nos parents ? Il en va de la réussite professionnelle de ceux-ci.
 

Ah, oui, j'oubliais : j'entends ceux qui me diront "Oui, mais [ça commence mal et ça sent son pisse-vinaigre] il vaut mieux penser qu'écrire vite".
Et je réponds sans hésiter : savoir écrire vite permet au contraire que la pensée ne soit pas empêtrée par les doigts. Souvent, l'idée doit être posée, afin que l'on passe rapidement à la suite. D'ailleurs, souvent, ce sont ceux qui tapent lentement qui font cette observation qui les disqualifie. J'entends aussi...
Non, je n'écoute pas : je vous assure que, dans la vie quotidienne, la capacité de taper à dix doigts rapidement sans regarder ses doigts, c'est une capacité essentielle pour un scientifique, un ingénieur... Et c'est donc une faute que d'en priver notre entourage sous prétexte que nous ne l'avons pas.