Dans les présentations orales d'étudiant, il y a un défaut qu'il est important de corriger : on ne doit pas prononcer des mots que l'on ne comprend pas.
En réalité, cette erreur n'est pas réservée aux étudiants, car, sur la place publique, on voit nombre de personnes parler de choses dont elles n'ont aucune idée : pesticides, perturbateur endocrinien, fibre, et cetera.
Considérons ce dernier exemple des "fibres" : ceux qui se piquent de diététique vont nous dire que "les fibres sont essentielles pour le microbiote". Mais savent-ils bien ce que sont les fibres ?
Ce n'est qu'un exemple, et j'aurais pu faire une liste très longue : caramélisation, réaction de Maillard, choc thermique, osmose, méthodologie...
La plupart du temps, quand j'entends ces mots, si j'interroge pour que mon interlocuteur m'explique ce qu'il désigne ainsi, je n'ai pas de réponse, et c'est évidemment très gênant pour lui/elle.
Oui, souvent, les mots ne sont que des mots, et ils ne recouvrent pas de concepts compris par celui qui dit les mots. C'est seulement des cailloux dans un chemin, des étapes d'un récit... qui n'a guère de sens.
Oui, il y a lieu, au minimum, pour commencer, à s'interroger sur les mots que nous disons ou écrivons.
Ce blog contient: - des réflexions scientifiques - des mécanismes, des phénomènes, à partir de la cuisine - des idées sur les "études" (ce qui est fautivement nommé "enseignement" - des idées "politiques" : pour une vie en collectivité plus rationnelle et plus harmonieuse ; des relents des Lumières ! Pour me joindre par email : herve.this@inrae.fr
dimanche 8 mars 2026
Une règle : je ne parle que de ce que je comprends
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Un commentaire? N'hésitez pas!
Et si vous souhaitez une réponse, n'oubliez pas d'indiquer votre adresse de courriel !