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vendredi 16 janvier 2026

Je ne comprends pas pourquoi il est si difficile de lutter contre cette dernière diapositive idiote que placent tant de conférenciers à la fin de leur présentation, et qui ne porte que ce message : " merci pour votre attention".

Cela fait des années que je lutte contre cette diapositive idiote qui termine les présentations orales et qui s'intitule "merci pour votre attention".

Quasiment chaque fois que je la vois, j'observe que les auditeurs n'ont pas parfaitement suivi, de sorte que c'est une sorte de reproche qu'on leur fait en réalité.
Et de toute façon, ce serait plutôt à eux de remercier l'intervenant des efforts qu'il a faits.

Surtout, ce "merci pour votre attention" est une convention irréfléchie et donc sans signification. Hors quoi de pire que de mettre un message qui n'a pas de sens ?

Dans un échange, on peut vouloir fermer la discussion ou, au contraire, l'ouvrir... et précisément, on voudrait l'ouvrir, le plus souvent.

Pourquoi donc ne pas terminer par des questions ? D'ailleurs, trop souvent, les présentations se terminent par des "conclusions", mais n'est-il pas plus enthousiasmant d'avoir des perspectives ?

En réalité, je sais hélas que des nombres de mes amis n'ont pas suffisamment réfléchi à la question et qu'ils se débarrassent paresseusement de cette espèce de conclusion, parce qu'ils n'ont pas cherché comment faire autrement et qu'ils ne le savent donc pas.

Nous, auditeurs, ne méritons-nous pas mieux qu'une convention paresseuse et idiote ?

samedi 22 décembre 2018

Comment rédiger la conclusion d'une thèse

Il y a un bon conseil à donner pour les rédactions... qui est en réalité un mauvais conseil : si l'on manque de temps, peaufiner le début et la fin, parce que ces deux parties sont les plus lues.
Bien sûr, c'est un encouragement au vice, donc à ne pas faire. Mais de cette pensée médiocre, fondée toutefois sur une vision réaliste de l'humanité, on peut tirer une idée plus belle, et plus intelligente : puisque c'est un fait que les évaluateurs d'un rapport, ou d'une thèse, liront plutôt l'introduction et la conclusion, il faut surtout en tirer l'idée que la conclusion doit être parfaitement intelligente... comme le reste du texte.

M'étant débarrassé de ces boutades, je vais essayer d'être maintenant plus sérieux, en reprenant une analyse sérieuse de la question. Le document de doctorat est donc un texte qui vise à établir une thèse : la question doit être annoncée en introduction, puis les travaux effectués doivent progressivement établir l'idée annoncée. Vient la conclusion, qui peut, donc, ... conclure : dire que la thèse est établie.
Mais on sait que les démonstrations n'existent qu'en mathématiques, de sorte que, pour des sciences de la nature, il y a lieu de penser différemment, et de s'interroger sur le bien fondé de l'établissement de la thèse.  Cette analyse rétrospective est évidemment l'occasion de prendre de la hauteur, et d'insuffler de l'intelligence dans toute cette discussion. 
Bien sûr, il y a une question de rhétorique, puisque le document de doctorat est un texte, et, à ce titre, dans la monstration que l'on fait finalement, on aura intérêt à donner d'abord les arguments opposés à la thèse, avant de donner ceux qui sont en sa faveur, car il a été mesuré que l'être humain sera plus influencé par les derniers arguments donnés.
Mais on retombe là dans de la communication, de l'habillage, et  l'on n'est plus dans le contenu. Le contenu, c'est aussi de ne pas penser que le document clot le débat, mais, surtout, montrer qu'il l'ouvre. Et ainsi que cette partie mériterait toujours d'être intitulée "Conclusions et perspectives" : s'il  est bon de montrer que l'on a fait du chemin, il est sans doute encore mieux de montrer que l'on est arrivé à une étape où de multiples choix apparaissent... et de discuter les stratégies pour la poursuite du chemin.
 Tout cela étant dit, il y a évidemment des questions de style, et c'est un style particulier que je montre quand je propose, dans la conclusion, la possibilité de considérer tout résultat  comme un cas particulier de cas généraux qu'il faut maintenant inventer.

 Tout cela étant dit, je n'ai fait qu'effleurer un sujet difficile... et, puisque j'ai commencé par une boutade de rhétoricien superficiel, je termine de la même façon en signalant que la conclusion doit rendre le travail mémorable, et qu'il y a une façon d'y parvenir, à savoir de placer, dans la conclusion, une "phrase magique" : une phrase que l'on cherche longtemps, et qui résonnera en chacun, une phrase qui sera une perche tendue que tous prendront, une phrase si intelligente qu'elle semblera l'étoile du berger dans la nuit qui n'a pas encore cédé la place au jour.