Je viens de faire un séminaire que j'ai consacré à l'utilisation du logiciel Maple et, notamment à ses possibilités pour les calculs de chimie quantique. On trouvera l'enregistrement du séminaire sur ma chaîne Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=9lIeDcx4VeM
Il faut que je dise ici publiquement que j'ai accepté d'être ce que la société qui fabrique Maple a nommé des ambassadeurs, mais je ne me force pas. Je ne touche d'ailleurs aucun argent, et si je prends du temps pour présenter Maple à mes amis, c'est parce que c'est le logiciel que j'utilise toute la journée, tous les jours, toutes les heures, toutes les minutes, toutes les secondes, et je l'utilise parce qu'il est exactement l'outil dont nous avons besoin quand nous faisons un travail scientifique ou technologique.
Les documents Maple sont des documents comme on les aurait dans un traitement de texte, mais ils ont ceci de merveilleux que, dans ces documents, on calcule comme on ferait au tableau avec des mathématiques, et bien plus facilement d'ailleurs.
Par exemple, pour calculer une primitive, on tape sur le signe somme, dans ce que Maple nomme une palette, à gauche du document, et immédiatement on voit les symboles de l'intégration apparaître et on a plus qu'à remplacer par les lettres que l'on veut.
Puis, quand on fait "entrée", alors la primitive est calculée immédiatement et ainsi de suite pour toutes les opérations mathématiques que l'on a l'habitude de faire, qu'il s'agisse d'algèbre, d'algèbre linéaire, de théorie des graphes, de statistiques...
Il y a des calculs plutôt pour les mathématiciens, d'autres pour les physiciens, et d'autres encore pour les chimistes.
Dans la présentation que j'ai faite ce matin, j'ai montré comment utiliser Maple pour rédiger des documents, et je signale en passant que c'est ainsi que j'ai fait mon livre La cuisine note à note en 12 questions souriantes.
À propos de calcul algébrique, j'ai pris deux exemples à savoir celui d'un calcul de pH, et d'autre part une régression multiple pour des calculs de spectroscopie.
Tout cela est extraordinairement simple.
J'ai réservé un petit moment à la présentation des possibilités de Maple en statistiques, qu'il s'agisse de calculer simplement une moyenne, une médiane, un écart type, de faire un histogramme, ou que l'on veuille faire une analyse en composantes principales, ou des tests statistiques.
Et j'ai terminé avec quelques exemples de chimie quantique. D'abord pour la représentation de molécules, mais aussi pour le calcul de leurs propriétés.
Maple détermine ces dernières en résolvant l'équation de Schrödinger et permet ainsi d'obtenir les orbitales, leur occupation, leur énergie, mais aussi les charges partielles, les moments dipolaires. Il calcule les densités électroniques, pour la molécule, pour chacune des
orbitales moléculaires et ainsi de suite.
Je n'ai pas à me forcer pour dire que Maple est vraiment un outil extraordinaire, et je dois même avouer à mes amis que si je me laissais aller, je passerais la totalité de mon temps à en explorer les possibilités plutôt qu'à produire des résultats scientifiques.
Je sais que Maple est un logiciel payant, mais je sais aussi que les étudiants peuvent l'obtenir à moindre frais, et, en tout cas, je suis certain que c'est un investissement tout à fait rentable dans les travaux scientifiques ou technologiques, dans l'industrie.