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mercredi 28 octobre 2026

Il faut sourcer !

 A propos de la lecture d'un livre de vulgarisation médiocre,  je m'aperçois que cette approche scientifique qui consiste à réclamer aux auteurs des références (c'est-à-dire des justifications) à propos de tout ce qu'il prétendent me conduit à ne plus supporter le livre que j'ai donc entre les mains. 

En l'occurrence, plusieurs passages de ce livre m'ont montré qu'il fourmille d'erreurs... et c'est en quelque sorte  un livre bénéfique qu'il m'a de nouveau montré précisément pourquoi il y a cette nécessité de sourcer toutes les informations que l'on transmet.

Dans des discussions avec des collègues, certains voulaient que nous soyons plus légers quand nous parlons à un public général, et que nous omettions les références bibliographiques.

Mais en quoi cela gênerait-il d'ajouter un petit exposant derrière une phrase et une référence correspondante en fin d'ouvrage ?

Je crains que mes collègues qui refusent ainsi de sourcer sont plutôt de ceux qui n'ont pas les références nécessaires ou qui sont trop paresseux pour les chercher quand ils ne les ont.

Pour moi, ma religion est faite : chaque phrase, chaque idée, chaque présentation d'un résultat expérimental seront justifiées par une ou plusieurs références sérieuses.

lundi 15 juin 2026

Merci à mes rapporteurs : s'ils n'ont pas raison, ils ont quand même raison.

 Alors que je révise le manuscrit d'un cours que j'ai soumis pour publication, un rapporteur me demande de signaler le niveau que doivent avoir  les étudiants pour bénéficier de cet enseignement.

Comme j'avais déjà annoncé qu'il s'agissait d'un cours de Master de sciences et technologie des aliments, j'ai été tenté de limiter ma réponse à ce rapporteur à le lui signaler...

Mais je sais aussi que les remarques de nos lecteurs, si leurs propositions ne sont pas toujours pertinentes, méritent que nous fassions des changements.

Non pas que ces changements soient toujours nécessaire mais en tout cas, si l'on part de l'hypothèse selon laquelle tout ce qui est humain est imparfait, le seul fait de chercher un changement conduira peut-être à trouver des améliorations et cela devrait nous suffire.

En l'occurrence, pour le texte concerné, si l'on n'y regarde bien, il faut des connaissances particulières, élémentaires certes, de chimie des protéines ou des lipides : il y a lieu de savoir quels sont les composés en question, et quelles sont leurs principales caractéristiques.
Pour les connaissances de physique, l'examen du texte montre que les étudiants ont besoin de connaissances élémentaires en rhéologie, notamment la définition de la viscosité. Pour les connaissances en calcul (ce que certains nommes des mathématiques), je me suis assuré que seul le maniement élémentaire de l'algèbre s'imposeait. Pas d'équation différentielle, pas de calcul matriciel, et cetera.

Finalement, cette précision que j'ai ajoutée en début de texte ne coûte rien et permet d'apporter des précisions utiles peut-être à certains. Merci à mes rapporteurs... d'avoir existé.