Dans une présentation par un collègue, je vois des résultats d'études bien menés depuis des années et, en fin de présentation, je vois notre collègue replonger dans la littérature scientifique et découvrir les réponses à des questions qu'il se posait. Ce sont des articles anciens, et il signale que des réponses à ses questions s'y trouvaient.
On pourrait donc s'interroger : pourquoi n'a-t-il pas fait la recherche biographique avant de commencer ses travaux, afin d'obtenir immédiatement des réponses qui lui auraient peut-être évité des expérimentations ?
Une telle remarque serait à la fois tout à fait injuste et injustifiée, parce que c'est seulement quand on dispose d'une certaine connaissance que l'on peut poser des questions précises sur des points particuliers, et, stratégiquement, l'exploration d'un champ ne permet pas de poser ces questions a priori ou alors on y passerait une vie et cela reviendrait à faire exactement ce qui a été fait.
Notre pensée évolue avec nos expériences, avec nos compétences, avec tout le savoir qui s'accumule et s'organise en même temps. Il faut beaucoup de données à la fois expérimentales et théoriques, beaucoup d'analyses, beaucoup de synthèses pour arriver à poser les bonnes questions.
Et une fois que ces questions sont posées, alors il faut poursuivre avec beaucoup d'énergie pour essayer d'y répondre.
Ce blog contient: - des réflexions scientifiques - des mécanismes, des phénomènes, à partir de la cuisine - des idées sur les "études" (ce qui est fautivement nommé "enseignement" - des idées "politiques" : pour une vie en collectivité plus rationnelle et plus harmonieuse ; des relents des Lumières ! Pour me joindre par email : herve.this@inrae.fr
vendredi 25 septembre 2026
Savoir poser les bonnes questions : le fruit d'un long travail
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