dimanche 1 novembre 2015

L'administration de la science est décidément étonnante !

Ce matin, discussions avec un excellent chimiste de mes amis. Alors que je lui demande comment va sa recherche, il me répond :

Question paperasse, j'ai adopté une position plus tranchée et par exemple, pas d'ANR en ce qui me concerne, malgré 3 essais en tant que co-porteur. Las de cette expérience, et souvent sollicité en tant qu'expert (c'est un comble, on demande à des "mauvais" de juger les bons), j'ai refusé cette année de participer à la critique des collègues méritants. Un virage conceptuel pour un chti gars qui d'habitude ne demande qu'à rendre service. Mais puisque le bouton "non" est géré aussi par une machine, je ne serai pas réprimandé et tout ce que je risque c'est de ne toujours rien avoir, alors hardi les gars!


Expliquons : l'ANR est l'Agence nationale pour la recherche, qui doit distribuer les subsides de l'état aux laboratoires. Ces financements s'obtiennent par soumission de lourds dossiers (cela prend sur le temps de recherche de les constituer), et le taux de succès est très faible (http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2014/08/lanr-recale-80-des-projets-scientifiques.html), au point que de grands scientifiques s'en sont émus.

Ce qui est clair, c'est que cette agence est pour le moins inconséquente, comme le révèle le contenu du message de mon ami, qui est sollicité en tant qu'expert !

Décidément, il y a possibilité de mieux gérer la recherche scientifique que  cela n'est fait aujourd'hui !