vendredi 10 mai 2013

Ici, c'est un historien des sciences qui attaque le relativisme

Maurice Clavelin, La philosophie naturelle de Galilée. Albin-Michel, 1968 :

P. II de sa préface à la seconde édition :

« Pas plus qu'un mode d'approche purement érudit, un mode d'approche  purement sociologique ne peut hisser l'histoire des sciences à la hauteur de son objet. 

Il va de soi qu'un auteur appartient à son époque, de même qu'il est tributaire d'un certain équipement conceptuel  et technologique, et l'oublier ne peut que conduire à de périlleux anachronismes.

 Il est probable aussi que la science comporte toujours, quoique en proportion variable, une part d'idéologie. Le fait néanmoins que, malgré ses liens peu niables avec le milieu, la science de la nature s'impose par son caractère à la fois universel et cumulatif suffit à démontrer la vanité du relativisme. 

Soutenir que dans le contexte socioculturel se trouve la clef des problèmes et des concepts dont dépend le développement de la science, c'est donc à nouveau demeurer  sur ses marges ; c'est en même temps revenir à un usage passablement obscur de l'explication causale, et, pour finir, diluer la connaissance scientifique parmi les autres formes de l'activité humaine.»


On aura compris que j'adhère parfaitement à ces propos !