mercredi 28 juillet 2010

Je vais encore perdre des amis!

Je reçois la question :

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Que pensez vous des produits bio ?
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Et je me suis laissé aller!!!
Tout avait pourtant bien commencé, puisque ma réponse était :

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En réalité, la question est piégée, car, comme d'ailleurs pour les OGM, il y a 4 cas de figure :
- soit les produits bio vous plaisent et à moi aussi
- soit l'idée vous déplait et moi aussi
- soit ils vous déplaisent et me plaisent
- soit ils vous plaisent et me déplaisent.
Dans les deux premiers cas, inutile de répondre
Dans les deux autres, ma réponse ne convainc pas, et je perds un ami!

Faut-il alors que je réponde?
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Mais je n'ai pas pu m'empêcher d'ajouter :



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Ce que je peux dire : pour une thèse au laboratoire, nous avions acheté des haricots verts bio rue Mouffetard, près du laboratoire (une fortune!!!!!!!).
Quand nous avons analysé le contenu en pigments, nous avons vu qu'ils étaient très dégradés... contrairement à des haricots en boite!
Rien d'étonnant : les haricots verts attendent parfois sur les marchés (et les chlorophylles se dégradent), alors qu'ils sont mis en boite directement sur le champ.
D'autre part, pour ls haricots verts, on sait bien dans les campagnes que seule la première pousse est vraiment excellente. Le label bio ne dit rien de cela!
Enfin, la certification ne spécifie pas des tas de choses : la qualité des sols, etc.
Quand je vois des vins "bio" qui sont soufrés au soufre des volcans, également, je suis effaré... car ce soufre impur (bien que "naturel" : mot attrappe gogo) contient de l'arsenic, qui, en brûlant, fait un poison très violent!
Et j'en passe : mon ami Gérard Pascal, le Monsieur Propre de l'Alimentation, vendu à personne, et excellent scientifique, vient de faire une synthèse des articles scientifiques qui ont étudié les éventuels intérêts du bio. C'est dramatique, et je tiens le document à la disposition de ceux qui veulent... mais j'avais moi même fait écho de plusieurs articles sur ce thème dans la revue Pour la Science (rubrique "Science & Gastronomie, chaque mois).

Par curiosité, je viens d'aller y voir de plus près, à propos de la vraie définition du bio... et je suis tombé sur un site intitulé "L'intelligence verte" (tandencieux), où je lis :


"C'est un produit d’origine agricole qui ne contient pas d’élément chimique de synthèse. On pourrait l’appeler produit naturel comme les cultivaient nos ancêtres avant l’apparition de l’agriculture industrielle et de l’industrie agroalimentaire."

Ici, je récuse la phrase, car même si la méthode de culture est analogue à celle de nos ancêtres, le produit n'est pas naturel : je rappelle que les carottes, navets, pommes, etc. sont sélectionnés depuis des millénaires ; rien à voir entre une carotte naturelle, mince tige dure, et la carotte d'aujourd'hui, pas naturelle du tout. Je rappelle que "naturel" signifie "sans intervention humaine". D'ailleurs, la cuisine n'est absolument pas naturelle : des frites sont porées à 200°C! les viandes sont grillées, etc., ce qui met en oeuvre une foule de réactions "chimiques".

Et puis... "pas d'élément chimique de synthèse"... Cela semble dire que les composés de synthèse (le mot "élément chimique" est mal utilisé) sont mauvais, et les composés naturels bons? Cela est faux : de l'eau de synthèse serait très bien, mais la cigüe est un poison violent, la muscade contient de la myristicine très toxique, etc. Donc cessons de penser que les produits de synthèse sont mauvais, et les produits naturels bons : ce serait très naïf... pour ne pas dire plus.

La culture de nos ancêtres : parlons-en! Les sols de vigne sont chargés de cuivre pour des siècles, parce que nos pauvres ancêtres, pour protéger la vigne, ont utilisé des quantités considérables de sulfate de cuivre! Et ce n'est qu'un exemple. Ici, ce qui est condamnable, c'est l'idée selon laquelle "c'était mieux avant". Mieux avant, alors que l'espérance de vie augmente régulièrement d'un quart d'année tous les ans? Mieux avant, quand on mourait donc à 30 ans (la peste, le choléra, la grippe, même, puisqu'il n'y avait pas d'antibiotiques)? Mieux avant, quand les femmes mouraient en couches, et les enfants en bas age? Mieux avant, quand on s'éclairait à la bougie, qu'on se chauffait au feu, lequel noircissait les fermes... et les poumons, d'où des cancers du poumon? Mieux avant, quand le monde s'émerveillait de l'invention de la conserve? Mieux avant, quand ... Allons, pas d'âge d'or!


Continuons notre lecture :

"Le label agriculture biologique
Le mot « bio » est un label défini par le ministère de l’agriculture français puis par la communauté européenne. Il signifie que les produits que nous mangeons ou utilisons ne contiennent aucun élément chimique de synthèse fabriqué par l’homme. Les produits bio sont cultivés, fabriqués de manière naturelle ; l’intervention de l’homme est une collaboration avec la nature dans la combinaison des éléments de celle-ci ( engrais vert - rotations - plantes compagnes - ennemis naturels des parasites - ... )"

Label : oui, c'est un label. Mais le second paragraphe est idiot "fabriqué de manière naturelle", c'est contradictoire!

L'intervention de l'homme serait une collaboration avec la nature? Mais les engrais, les pesticides, etc. sont aussi une collaboration avec la nature...
Mais, en écrivant tout cela, je vois que je vais trop loin... et que je vais perdre tous mes amis qui croient à la bonne nature! Au moins, je pourrai me regarder dans la glace demain matin : j'aurais fait mon métier, qui est celui d'agent de l'Etat. Je ne suis pas payé, en effet, pour dire le contraire de la vérité!

D'ailleurs, je dois ajouter que mes observations ne justifient pas les pratiques fautives. Par exemple, parce que les utilisateurs de poudre à laver en mettent toujours trop, les industriels ont été obligés, pour "respecter la nature", d'ajouter des charges inertes. Ne serait-il pas plus simple de mettre moins de poudre, de suivre les recommandations de doses?

En cuisine, de même, on est obligé de brider les friteuses parce qu'elles étaient à l'origine d'accidents. Ne serait-il pas plus simple d'apprendre à utiliser les bains d'huile, tout comme on apprend à utiliser des couteaux?

Au total, bio ou pas bio, je trouve que nous marchons sur la tête, trop souvent. Nous marchons sur la tête quand nous prenons notre voiture alors que nous pourrions prendre un vélo ; nous marchons sur la tête quand nous utilisons du cuivre toxique pour faire des confitures ; nous marchons sur la tête quand nous faisons des barbecues... qui déposent sur les viandes des benzopyrènes toxiques ; nous marchons sur la tête... chaque fois que nous ignorons ce que nous faisons, parce que c'est une grave erreur de croire que nos ancêtres, ignorants, avaient de "bonnes pratiques" culinaires.

Il est urgent que, dans les écoles, nous réintroduisions de l'économie domestique, et aussi de la cuisine. Etre citoyen, ce n'est pas acheter du bio, mais d'abord savoir qu'une plaque chauffante, quand ce n'est pas de l'induction, gaspille jusqu'à 80 pour cent de l'énergie!!!!!!!!!!!!!!!! De l'énergie qui a coûté à produire, que l'on paye... et que l'on gâche?

Oui, il est temps que l'Education nationale remette ces questions au coeur de l'enseignement, dès l'école. Il est temps que l'on enseigne la chimie en montrant que cette science est merveilleuse, et que sa compréhension nous aide à ne pas faire n'importe quoi... comme le faisaient nos pauvres ancêtres, qui vivaient hélas pour eux bien empiriquement.

Tout ne va pas bien aujourd'hui... mais est-on bien sûr que ça allait mieux hier?
Allons : au lieu de perdre du temps à ces débats, pensons plutôt à demain. Comment laisser un monde meilleur à nos enfants? Comment améliorer la cuisine (personne ne parviendra à me persuader qu'elle soit dans un état parfait!)?

Vive la connaissance, surtout quand elle est bien utilisée!

8 commentaires:

  1. La comparaison entre les haricots frais et ceux en conserve est fallacieuse et indigne d'un scientifique : il faut comparer ce qui est comparable, c'est à dire des haricots qui ont subit les même traitements après récolte (temps passé sur un étal, ou mise en conserve) et qui ne diffèrent que par la manière dont ils ont été cultivés.

    Ce qui semble manquer dans votre argumentation, c'est le rapport entre l'agriculture moderne (telle que développée après la seconde guerre mondiale) et la nature. L'agriculture moderne considère la nature comme une resource à exploiter, qui est orthogonale à l'agriculture proprement dite, alors que l'agriculture bio considère que l'agriculture et la nature sont complètement dépendants.

    Par exemple, l'agriculture moderne considère la terre comme un substrat inerte auquel il faut ajouter des engrais en quantité afin de la rendre fertile, alors que l'agriculture biologique considère la terre comme un tissus vivant qui contribue à la croissance de ce qu'on y plante et qu'il n'y a nul besoin d'abuser des engrais si on donne à la terre la possibilité de se régénérer naturellement.

    Mon approche toute personnelle du bio, ce n'est pas de prétendre que les produits bios sont meilleurs pour la santé, mais qu'ils ont été produits sans polluer leur environnement outre mesure. Vous savez sans doute que l'abus d'engrais en France est une source de pollution importantes de l'eau, de même que les élevages intensifs, ou la monoculture de céréales inadaptées à l'environnement.

    L'agriculture bio a certes été récupérée par les services marketing de nombreuses multinationales en attribuant des mérites non-vérifiés aux produits (mais ceci n'est pas spécifique aux produits bio, cf. la folie des aliments-médicaments depuis une dizaine d'années, le mensonge étant la règle en marketing), mais elle ne doit pas pour autant, à mon avis, être rejetée sans autre forme de procès. Elle présente au contraire une nouvelle forme d'agriculture qui, tout en tentant d'obtenir des rendements suffisants pour nourrir la population, tente de réagir contre la course au rendement telle qu'elle est pratiquée aujourd'hui, et dont les seuls gagnants sont les industriels qui vendent engrais, pesticides et semences (et certainement pas les agriculteurs ou les consommateurs).

    Finalement, choisir de manger bio, ce n'est pas pour manger plus sain, mais plutôt pour moins polluer (indirectement).

    Je ne m'étendrai pas ici au problèmes liés au bio produit dans des environnements qui ne sont pas adaptés (on peut très bien produire des fraises bio sous serre en hiver, ce n'est pas pour antant que je choisirai d'en manger), le problème de la pollution étant bien plus vaste que celui de la forme d'agriculture que l'on choisit.

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  2. Bonjour,

    Je serais ravi de pouvoir jeter un oeil sur la compilation d'articles sur les éventuels mérites du bio. Je considère le "bio" comme des produits contenant un peu moins de pesticides que la moyenne. Ai-je tort ?
    D'ailleurs sur les haricots verts bio que vous avez analysé, outre leur déficit en pigments, quel était leur contenu en pesticides par rapport à des haricots verts non bio (ou en boîte) ?

    Guillaume

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  3. bien dit :-)
    Je me demande où ils vont s'arrêter dans les produits "bio".

    Et puis j'aime aussi votre prise de position pour défendre la chimie qui a si mauvaise réputation mais qui nous fait vivre à chaque inspiration.

    Et dans l'article pseudo scientifique sur le bio j'aime bien l'expression "élément chimique de synthèse fabriqué par l’homme" (il y a aussi les "élément chimiques" de synthèse fabriqués par la nature ?)

    Quant aux charges inertes des lessives ça me fait penser à ce que j'ai vu sur une pub pour un edulcorant à base de stevia dans lequel ils ajoutent aussi des ~ charges inertes pour que ça ait la même présentation que nos bons vieux morceaux de sucre ... (en clair comment rajouter quelquechose de pas cher et sans intérêt au prix fort)

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  4. Bonjour,

    Vive la connaissance, je suis bien d'accord. Mais, avec tout mon respect, la supposition a priori que le lecteur ne serait pas capable d'évaluer et d'accepter une opinion (raisonnée) contraire à la sienne est un peu cynique, voire insultant. C'est précisément pour connaître un nouveau point de vue, plus éclairée que le mien, que j'ai pris la patience de lire votre article, et cela deux fois ! Hélas, il ne m'a guère éclairé. Dans votre article, d'une part, vous critiquez quelques définitions maladroites qui, de toute façon, n'intéressent pas grand monde, et d'autre part, vous ridiculisez quelques idées fumeuses selon lesquelles les produits bio seraient des articles d'une pureté idéalisée, complètement dépourvus de substances toxiques et atteignant une perfection platonicienne. C'est facile de démentir de telles âneries que personne ne croit vraiment. Le vrai sens de la question énoncée dans la première phrase de votre article, "que pensez-vous des produits bio", est tout simplement si vous pensez que ces produits valent, en général, leur coût plus élevé ? Je veux bien que les haricots achetés au marché bio contiennent moins de pigments que ceux en conserve, mais, du moins pour moi, la quantité de pigments est un détail d'une importance secondaire. Si je suis prêt à dépenser trois à quatre fois plus pour mes légumes et fruits labellisés bio, c'est dans l'espoir qu'ils ne contiennent pas de pesticides et d'autres produits chimiques employés dans l'agriculture moderne. Certes, en respectant le dosage et les règles d'utilisation, les risques de contamination par ces pesticides (et autres) peuvent être réduites, mais il se trouve que certains parmi nous avons de moins en moins confiance en la bonne conscience de l'agriculture et de l'industrie alimentaire dans ce respect. Il ne s'agit pas d'une haine acharnée mais d'une méfiance réfléchie : dans une époque où nos aliments peuvent venir de n'importe quel pays, avec des réglementations plus ou moins strictes et, surtout, avec des mises en exécution des règles et des contrôles plus ou moins efficaces, on cherche désespérément une certitude, un point fixe auquel on peut s'accrocher. Faute de pouvoir vérifier soi-même à la maison, on ne peut que croire que des experts ont fait les certifications a priori et/ou les vérifications a posteriori, pour nous assurer que nous ne sommes pas en train de nous empoisonner en mangeant nos pauvres haricots bio dépigmentés. Ou en tout cas, pas plus que nécessaire, puisque vous venez de montrer l'origine naturelle et souvent inévitable de certaines poisons. C'est dans ce sens-là que les gens comme moi cherchent à savoir si le label "bio" est digne de notre confiance. Nous ne voulons plus y *croire* car le bio ne devrait pas être une religion. Plutôt, nous souhaiterions *savoir* si, dans la pratique et d'un point de vue statistique, nous prenons moins de risques pour notre santé en mangeant du bio ? Ou alors, ne serait-ce qu'un nouveau coup de marketing destiné aux riches qui n'offre en réalité aucune différence qualitative scientifiquement démontrable ? Si vous avez des informations à cet égard, n'hésitez pas de les partager avec vos humbles lecteurs ouverts aux opinions contradictoires et aux polémiques constructives. Je vous en remercie sincèrement.

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  5. Votre blog est merveilleux, ainsi que son travail. Je lis toujours, même avoir à utiliser le traducteur automatique de Google (qui confond un peu les choses). J'ai obtenu votre livre et essayer à nouveau ici, au Brésil, mais ils ne sont pas traduits à la vitesse que nous voulons. Merci, votre travail est source d'inspiration!

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  6. Bien sûr que balayer devant notre porte, c'est à dire changer nos habitudes (alimentaire, vie de tous les jours...etc...) est un levier mille fois plus fort que simplement acheter du bio pour se sentir concerné par l'avenir de la planete, mais ceux qui vous récusent en ont la flemme ou l'impossibilité car le supermarché sera toujours plus pratique que d'aller sur un marché, la voiture préférable au vélo et un peu de sport plus pénible qu'un canapé devant la télé avec 2 crackers belin...
    Cette phobie de la chimie est incompréhensible car la chimie, c'est la vie, c'est comme ça qu'elle s'est construite et qu'elle évolue et tout le monde fait de la chimie, transforme la nature sans s'en rendre compte, notamment en cuisine ou tout est "non" naturel.
    L'important, ca n'est pas la méthode de culture mais le résultat : ce qui a du "gout" sera dans une très large mesure toujours "meilleur" pour la santé si c'est utilisé en quantité raisonable et il vaut mille fois mieux manger un superbe légume en agriculture raisonnée que d'autres insipides issus du bio car cela est monnaie courante !
    La sacro sainte religion des tomates du jardin ne pese pas lourd face à des tomates en conserves, ceuillies juste au bon moment, très longuement sélectionnées pour leur taux de matière sèche et qui vont faire des sauces d'un autre monde, qu'on se le dise !

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  7. Exposé et remarques intéressantes
    Il est toujours d’ailleurs très intéressant d’avoir un côté scientifique pour parfaire sa connaissance.
    Bien souvent la science apprend plus à se passer de la chimie issue elle-même de la science par la vraie connaissance de la matière.

    En revanche il serait illusoire ou utopique de vouloir nourrir le monde avec du Bio ou du Naturel … j’en suis persuadé.

    Il n’en reste pas moins important de mettre sa pierre à l’édifice, si l’on peut faire mieux et plus sain pour la nature comme pour les Humains qui en profitent.
    Il y a bien sûr la Tête, la connaissance et son coté intellectuel
    Mais il faut ajouter La Main, le dur travail de l’Homme à travers les saisons parfois ingrates
    Il faut ajouter le Cœur, le côté sentimental l affectif la sensibilité à partager ce qu il y a de meilleur.

    Et enfin il y a la raison de tout cet ensemble, le possible le concevable
    En expérience personnelle j ai il y a 4 ans décidé de cultiver jardin et verger pour alimenter en produits les plus sains possibles mes deux restaurants, le tout avec mon cœur et mes mains et un peu de connaissance
    Pas d’engrais que du fumier mi vache mi chevaux que je fume toute l’année avant de le retourner en hiver dans les sillons du labour.
    Pas de désherbages mais de l’huile de coude et un mini tracteur pour labourer
    Pas d insecticides ni de pesticides, même pas de cuivre ou de souffre.
    Et luxe suprême arrosage si besoin avec l’eau d’une source cressonnière ( le cresson ne pousse qu’en milieu sans aucune pollution)

    Le résultat il y a 4 ans était catastrophique en matière de production : quasiment rien en récolte sur les 30 ares de jardins !
    Plutôt battant et ne renonçant pas facilement, j’ai multiplié les surfaces pour en arriver à 3 hectares de jardins et vergers … nous arrivons presque à produire nos fruits herbes et légumes
    Mais a quel prix !
    Pour deux tout petits restaurants confidentiels, c’est quasi une entreprise qui est derrière !
    Certes pour notre bonheur et le bonheur de quelques amis car a ce stade on ne parles plus de clients mais d’amis !
    Voila mon expérience actuelle ! Il faut donc comme le précise Hervé garder raison ce qui n’empêche pas de faire des efforts et des progrès dans un bon sens.

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  8. Toujours aussi instructif, Merci

    Ou peut on trouver la synthese des travaux de Mr
    Gérard Pascal

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