vendredi 21 novembre 2014

Un communiqué de presse de l'Académie d'agriculture de France











Chers Amis

Parce que nous avons une alimentation, et pas des aliments, l'Académie d'agriculture de France me charge de vous transmettre ce communiqué de presse ci dessous. J'espère vivement que vous le partagerez autour de vous.

J'insiste à titre personnel
1. le chocolat, le foie gras, le beurre, le fromage, etc. ne doivent pas être diabolisés, parce qu'il s'agit d'éléments qui contribuent à nous faire vivre mieux
2. l'hygiénisme exagéré est une plaie
3. ce qui compte, c'est notre alimentation : on peut parfaitement manger un produit gras un jour ; ce qui compte, c'est de ne pas en abuser. La règle diététique principale est : il faut manger de tout en petites quantités, et faire de l'exercice (modéré)
4. cela ne sert à rien de diaboliser des aliments particuliers... sachant que nous continuerons à les consommer ; nous aurons seulement plus de remords
5. Victor Hugo disait justement : une école de plus, une prison de moins. L'éducation est essentielle, et nous avons, en France, la chance d'avoir l'Education nationale, un "outil" au service de notre collectivité, qui permet des actions éducatives cohérentes grâce à des enseignants dévoués.
6. dans la même veine, je préfère la carotte au bâton ; soyons positifs, enthousiastes, optimistes... et nous parviendrons ensemble à faire un monde meilleur.

Amicalement





COMMUNIQUE DE PRESSE

ETIQUETAGE DES ALIMENTS : EDUQUER PLUTOT QU'APPOSER



Lors de la présentation de son projet de loi santé en Conseil des Ministres, à la mi-octobre, Madame Marysol Touraine, Ministre de la santé, a annoncé la mise en place d'un outil permettant d'informer sur la qualité nutritionnelle des produits alimentaires pré-emballés : des pastilles de couleur apposées sur les emballages des aliments. Des distributeurs se sont déclarés prêts à appliquer un tel codage.

L'Académie d'Agriculture de France considère que l'apposition d’une pastille de couleur sur les emballages n'améliorera pas l’information des consommateurs sur la qualité nutritionnelle réelle des aliments. Elle estime donc inutile la mise en œuvre de cette nouvelle réglementation qui viendrait, en outre, alourdir le poids des normes pesant sur les opérateurs industriels, sans bénéfice pour les consommateurs.

L'Académie d'agriculture de France estime que le meilleur vecteur pour éduquer nos concitoyens sur les bonnes pratiques nutritionnelles est l'Ecole. L'Académie d'agriculture de France suggère de compléter, coordonner et généraliser les expériences régionales déjà mises en œuvre à la suite du Programme national santé (PNNS 2011), de la circulaire sur la politique éducative de santé dans les territoires académiques (circulaire n° 2011-216 du 2-12-2011 MEN-DGESCO B3-1) ou par le réseau sur l'éducation du goût constitué en octobre 2011.