Qu'est-ce que la cuisine note à note ? Pour l'expliquer, je propose de partir d'une comparaison entre la cuisine et la musique.
La musique, d'abord. Il y a deux siècles, tout d'abord, on faisait de la musique avec des instruments (violons, trompettes, flûtes…), qui ont l'intérêt de donner des sons tout faits, propres à chaque instrument : le timbre d'une flûte n'est pas celui d'un violon. Et, à cette époque, on cuisinait avec des fruits, légumes, viandes, poissons… qui ont chacun le goût de ce qu'ils sont.
Puis, il y a un siècle environ, la physique a réussi à analyser les sons : on a compris que tout son peut être décomposé en un « fondamental » et en des « harmoniques », tandis que le timbre des instruments de musique classique découle d'une proportion particulière, évoluent particulièrement dans le temps. Au même moment, la chimie a commencé à analyser les aliments, et l'on a compris, progressivement, que tous les aliments sont faits de « composés » variés : protéines, acides aminés, sucres, lipides, vitamines…
Il y a cinquante ans, la musique a alors évolué davantage, quand l'électronique est apparue ; il fallait alors une pièce pleine d'ordinateurs pour parvenir aux premier sons de synthèse, aux premières musiques de synthèse… qui sont aujourd'hui partout. Un synthétiseur se trouve aujourd'hui dans un magasin de jouet pour environ 20 euros.
Et en cuisine ? En cuisine, j'ai proposé en 1994 que l'on fasse comme pour la musique, à savoir que l'on construise des aliments composé par composé : c'est cela, la cuisine note à note.
La première présentation à la presse s'est faite au Mandarin Oriental de Hong-Kong en 2009, et, depuis, des cuisiniers de plus en plus nombreux, dans le monde entier, travaillent pour produire des plats nouveaux. Je n'ai pas ici la place pour expliquer l'intérêt de ces travaux, mais j'en retiens au moins deux : (1) un art culinaire nouveau se développe ; (2) la cuisine note à note semble utile, en vue de nourrir dix milliards d'humains.
Ce blog contient: - des réflexions scientifiques - des mécanismes, des phénomènes, à partir de la cuisine - des idées sur les "études" (ce qui est fautivement nommé "enseignement" - des idées "politiques" : pour une vie en collectivité plus rationnelle et plus harmonieuse ; des relents des Lumières ! Pour me joindre par email : herve.this@inra.fr
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mercredi 12 juin 2019
samedi 18 novembre 2017
La pratique scientifique et la diffusion des résultats scientifiques
Par ces temps de science qui pourrait -ou pas, à discuter- être participative, se pose aussi la question de ce qui a été nommé vulgarisation, popularisation, information, médiation... De quoi s'agit-il ?
Tout d'abord, de quoi parlons-nous : vulgarisation, popularisation, information ou médiation ?
Le mot "vulgarisation" a été dénoncé par certains, parce que le public auquel on s'adresse serait "vulgaire". C'est méconnaitre la langue, car attribuer une connotation péjorative qui n'est pas dans le mot.
Popularisation ? Là aussi, certains ont renâché, parce qu'il y aurait "populaire" ; mais on peut dire, aussi, qu'il y a "peuple", mot qui, s'il fait réfléchir (qu'est-ce qu'un peuple ?) n'est pas criticable.
Information ? Il y en a qui font de subtiles distinctions entre l'information que l'on délivre, et des explications qui seraient données de surcroît.
Enfin "médiation" est un nouveau venu, qui voudrait être plus admissible... à cela près que pour présenter la mécanique quantique au "public", il faut quand même être plus qu'un intermédiaire. Et oui, il faut bien répéter qu'il y a ceux qui savent, et ceux qui ne savent pas : la relation n'est pas symétrique.
Science participative, d'autre part ? Je redoute ici la démagogie bien pensante ! Oui, certes, le public qui voit des oiseaux, des insectes, des plantes, peut les signaler. Oui, on peut annoncer des piqures de tiques à un réseau d'épidémiosurveillance, et, oui, dans certains cas, des amateurs éclairés (et équipés !) peuvent contribuer à des programmes de détection des amas ouverts, dans le ciel nocture... mais il ne faut quand même pas mentir : pour ce qui concerne ma discipline, les amateurs ne pourront que contribuer à établir des phénomènes... ce qui est bien loin de la pratique scientifique.
J'explique ce détail avant d'arriver à la question du billet : qui fait vraiment de la science ? Pour la discipline scientifique qui a été nommée gastronomie moléculaire, on explore les mécanismes des phénomènes qui surviennent lors des transformations culinaires. Et oui, il faut que ces phénomènes soient avérés avant d'en faire l'étude scientifique. Par exemple, il faut avoir établi que les soufflés gonflent mieux quand les blancs d'oeufs sont battus en neige ferme pour pouvoir ensuite étudier ce phénomène de gonflement de soufflés à blancs bien fermes. Mais ce n'est qu'un tout petit début, car l'activité scientifique viendra ensuite :
- caractériser quantitativement le phénomène (sans quantitatif, il n'y a pas de science)
- réunir les données quantitatives en lois synthétiques (il faut être clair : il s'agit d'équations, ce que le "public" prétendu participatif ne fait pas)
- induire des mécanismes compatibles quantitativement avec les lois
- chercher des conséquences théoriques du "modèle" établi
- tester expérimentalement (et quantitativement, donc), ces prévisions théoriques.
Bref, bien peu de place pour un public qui ne calcule pas, dans cette affaire, et même les méthodes techniques sont hors d'atteinte : peut-on imaginer des adolescents, même motivés, mener un travail de recherche sur un synchrotron ?
En réalité, tout tient dans ces deux pieds de la science : l'expérience et le calcul. Et c'est là que se fait la ligne de partage, entre ceux qui font de la science, et ceux qui l'expliquent. Pour ces derniers, il faut évidemment qu'ils comprennent bien "localement", et je me souviens assez avoir dit, pendant des années, que je pourrais pas présenter ce que je n'avais pas "compris". Mais c'est le "compris" qui est ici en débat. Que comprenons-nous d'une science dont on ne connaît ni le détail expérimental ni le détail calculatoire ? Jusqu'où pouvons-nous aller sans faute dans la "narration" que nous faisons ?
Un peu de modestie s'impose, donc, dans ce vieux débat des explicateurs qui veulent présenter la science qu'ils ne font pas et des scientifiques qui veulent présenter leurs travaux sans être des professionnels de la narration.
Dans tous les cas, il y a un récit à produire, et qui peut le faire ? D'ailleurs, on pourrait élargir la discussion aux "directeurs scientifiques" : n'ayant plus les mains dans le cambouis de l'expérimentation ou du calcul, que "comprennent" ils vraiment ? Dans cette réponse, je propose la plus grande prudence, évidemment.
samedi 4 octobre 2014
Ne prenons pas les examinateurs pour des idiots
Le « pari de Pascal » (Pensées, 1670) est célèbre : « Vous avez deux choses à perdre : le vrai et le bien, et deux choses à engager : votre raison et votre volonté, votre connaissance et votre béatitude ; et votre nature a deux choses à fuir : l'erreur et la misère. Votre raison n'est pas plus blessée, en choisissant l'un que l'autre, puisqu'il faut nécessairement choisir. Voilà un point vidé. Mais votre béatitude ? Pesons le gain et la perte, en prenant croix que Dieu est. Estimons ces deux cas : si vous gagnez, vous gagnez tout ; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc qu'il est, sans hésiter. »
Ne pourrions-nous proposer, de même, de faire le pari de la bienveillance, de l'intelligence et de la culture, sans prétention ? D'une part, il y a les malfaisants, les jaloux, les méchants, les malhonnêtes, les paresseux, les autoritaires… qui nous nuiront quoi que nous fassions. D'autre part, il y les bienveillants et ceux qui n'ont pas d'idée a priori de nos travaux. Si nous mettons de l'intelligence dans nos productions, les individus de cette seconde catégorie, les seuls à qui il soit digne de s'adresser, nous seront redevables des pétillements que nous aurons glissés dans notre version des faits.
Là, il faut que je demande pardon à mes amis, et que je rectifie une erreur que j'ai faite dans un de mes livres et quelques articles : ébloui par le moine Shitao, ce théoricien chinois de la peinture et de la calligraphie, je l'avais suivi quand il évoquait la « poussière du monde »
La poussière du monde ? Ce sont les modes, les « chiens écrasés », les potins, les agissements des grenouilles qui veulent se faire plus grosses que le bœuf (ceux qui prétendent diriger, alors qu'il n'est pas certain qu'ils se dirigent eux-mêmes : je pense aux « dirigeants » dont les enfants sont délinquants, ou s'entretuent pour des histoires de mœurs sordides, sans compter ceux qui affichent impudiquement leur vie publique… minable). Bref, il y aurait la « poussière du monde ».
Toutefois, dire un mot ne fait pas exister l'objet « matériellement » ! Le manteau du père Noël n'est ni rouge ni bleu… puisque le père Noël, n'existant pas, n'a pas de manteau. La poussière du monde ? L'idée est fascinante, mais si nous nous efforçons de mettre de l'intelligence dans nos actes, pensées, discours, rien n'est anodin, rien n'est poussière.
Et c'est ainsi que nos productions seront plus belles, adressées à des « amis ».
vendredi 12 septembre 2014
La difficile question de l'évaluation
Les êtres humains sont diversement constitués, et leurs réactions dans une circonstance particulière sont donc variées. Toutefois la question des évaluations est épineuse pour la plupart d'entre nous, je le sais d'expérience, de sorte que cette généralité mérite d'être discutée… paradoxalement à partir d'une expérience personnelle.
Le moi est haïssable, nous sommes bien d'accord, mais un cas personnel peut devenir est au moins un exemple à partir duquel on peut essayer d'analyser. Personnellement, donc, je déteste l'évaluation, parce que, faisant de mon mieux, je vois mal comment je pourrais faire mieux. Il est vrai, aussi, que je déteste l'idée de subir l'appréciation, parce que je ne vois pas dans mes évaluateurs des personnes qui auraient plus de compétences moi-même sur mon propre travail (je fais souvent l'hypothèse -évidente puisque je consacre tout mon temps à ma recherche, sans temps répit, vacances, etc.), de sorte que je suppose que leur compétence est moindre que la mienne, dont leur évaluation illégitime. Mais je sais que c'est là un défaut personnel, largement partagée par ailleurs, qui consiste à se croire le nombril du monde, et en conséquence, à mal réagir face à ces évaluations.
Dans mon cas, j'ai proposé des tas de « gesticulations » pour me sortir de cette situation, à savoir proposer ma propre évaluation, accumuler les démonstrations d'honnêteté, de travail et de droiture, à défaut de pouvoir proposer des compétences, etc. Toutefois le billet d'aujourd'hui reprend en écho celui que j'avais proposé à propos d'étudiants qui devaient faire un rapport.
Sortant d'une évaluation, ou d'un concours ce qui revient au même, je me suis aperçu, en cours d'audition, que le jury n'était pas malveillant et, surtout, qu'il posait des questions afin de bien comprendre mon activité. En conséquence, j'ai constaté que je m'étais mal exprimé, dans mon document initial, ou que la matière était complexe, de sorte qu'elle méritait des explications, des éclaircissements.
Vous vous souvenez que j'avais discuté le cas d'un étudiant qui avait été mal évalué, parce qu'il avait proposé une sorte de publications scientifique, en guise de rapport de stage. Ce n'est pas ce qu'on lui demandait : il aurait dû expliquer ce qu'il avait fait pendant son stage à des gens qui ne connaissaient pas son sujet ; Il y avait erreur à croire acquise des notions que n'avaient pas ses interlocuteurs.
De même pour mon dossier de concours : oui, je travaille ; oui je place bonté et droiture parmi les qualités les plus grandes. Oui, j'essaie de contribuer à l'avancement des connaissance, au bien être de la collectivité qui m'emploie, etc., mais c'est une erreur, une légère erreur que ne pas expliquer bien l'ensemble des travaux, leur articulation, leur cohérence... Ainsi le jury m'a demandé comment il était possible que je puisse mener de front recherche, enseignement, communication : la question était légitime, et la réponse simple à donner (quand on fait 105 heures par semaine sans prendre de vacances, on peut faire bien plus.... que si l'on faisait moins). La question était légitime, la réponse était simple, et le fait qu'il y ait eu question prouve que le dossier envoyé n'était pas clair, au moins de ce point de vue.
Un autre exemple : souvent, je réponds à des demandes d'institutions variées. Un ministre qui m'invite à développer la science dans les écoles, un recteur qui me convie à des formations, l'ambassadeur qui propose une série de conférences à l'étranger... Le jury a posé la question de savoir quelle était ma stratégie face à des demandes en nombre excessives. Cette activité ne nuirait-elle pas à la production scientifique ? la question est légitime la réponse était facile à donner, puisque, évidemment, je me suis posé depuis longtemps la question de savoir comment réagir à ces demandes, moi qui propose de toujours placer la méthode avant la réponse, la stratégie avant la tactique, pour prendre une métaphore guerrière que je n'aime pas. Quand une demande me parvient, elle est analysée, passé au crible d'un certain nombre de critères, le premier temps étant l'utilité sociale, en accord avec les missions qui me sont confiées, au moins tel que j' interprète la lettre de mission qui m'a été donné. Ce n'est pas une injure que l'on me fait de m'interroger sur la façon de répondre à ces demandes, et il est plus intelligent de considérer que, puisque cette question épineuse est lancinante, j'aurais dû l'anticiper et en donner une réponse simple dans le dossier écrit.
Évidemment, on ne peut pas tout prévoir, surtout quand le nombre de pages du dossier écrit que l'on soumet est limité, mais en tout cas, je retiendrai – et je propose à mes amis (vous, donc) de le considérer aussi- qu'il y a une sorte de devoir d'explication, d'éclaircissement, qui s'impose avant tout.
Au fond, si nous n'avons rien à cacher, montrons tout, n'est-ce pas ?
lundi 19 août 2013
Lundi 19 août 2013. L'osmose
Le mot « osmose »
est facilement prononcé, mais, comme l'expression « choc thermique », il est
souvent mal compris et employé à tort et à travers, notamment dans le monde culinaire.
Il est mal compris, dans certains cas, parce que
l'on nous l'explique en nous parlant de « membranes semi-perméables
». Membranes semi-perméables ? Qu'est-ce que ce truc-là ? Drôle
d'enseignement que celui qui part d'une notion inconnue pour faire
l'explication d'une une autre notion inconnue ! Notre ami René
Descartes ne préconisait-il pas justement l'inverse ?
Pour expliquer une notion,
il faut de la stratégie, avant de la tactique : il faut choisir
un chemin, une méthode d'explication, avant d'élaborer cette
dernière. Il y a donc la méthode qui va du connu à l' inconnu, ou
celle qu'il va de l'inconnu à l'inconnu ... ou bien d'autres : par
exemple, il y a la méthode qui consiste à partir des faits
expérimentaux, tangibles, concrets, accessibles à tous : ne
suffit-ils pas de regarder, ou d'entendre, ou de sentir ou de
goûter ? Bref, il y a mille façons d'expliquer, et, comme
l'enseignement est un art, toutes se valent, puisque la question
n'est pas technique mais artistique. On pourrait même penser qu'un
très bon enseignant réussirait à utiliser la méthode a priori
étrange qui consiste à aller de l'inconnu vers l'inconnu...
mais, alors, il faudrait un très bon enseignant !
Une méthode simple,
efficace, consiste à partir de l'expérience, d'où le titre des
« cours INRA/AgroParisTech de gastronomie moléculaire : « de
l'expérience aux calculs ».
En l'occurrence, pour
présenter l'osmose, une bonne expérience consiste à plonger un
oeuf dans du vinaigre. Des phénomènes surviennent alors, à
commencer par l'attaque de la coquille par le vinaigre, la
dissolution du carbonate de calcium, qui laisse un oeuf dénudé,
mais entier, avec sa forme. Ce qui est alors intéressant, c'est que
si l'on met alors cet oeuf, en le manipulant délicatement, dans
l'eau pure ou dans de l'eaus salée, on voit respectivement l'oeuf
grossir ou se ratatiner. Manifestement, il y a donc des échanges
entre l'oeuf et son environnement liquide.
Il n'est pas difficile non
plus, à l'aide d'une pointe, de voir que l'oeuf sans sa coquille
est très fragile, qu'il peut crever. On s'aperçoit alors qu'il
libère un liquide. Autrement dit, on voit que l'oeuf dans un
liquide, c'est comme deux liquides séparés par une membrane. Cette
membrane laisse sortir ou entrer du liquide, mais lequel ? Si
l'on fait ensuite l'expérience (cela peut être une expérience de
pensée) de mesurer le pH dans l'oeuf, on s'aperçoit que ce pH
n'a pas changé quand bien même l'oeuf est dans un vinaigre de pH
égal à deux. Autrement dit, on doit conclure que l'eau de
l'intérieur a traversé la membrane, mais pas ce qui fait
l'acidité, les ions hydrogène. De même, si l'on met un oeuf dans
de l'eau très salée, on le voit se ratatiner, mais on peut alors
vérifier que le sel n'entre pas dans l'oeuf. Autrement dit, la
membrane n'est pas perméable à tous les composés, et c'est
seulement maintenant que l'on introduit la terminologie «
semi-perméable ».
Certes, le chemin est un
peu plus long que si l'on avait simplement balancé le mot «
semi-perméable, sans autre explication, mais la question est-elle
d'être rapide ou d'être efficace ? S'agit-il de déverser les
connaissances ou de proposer des explications ?
J'entends des collègues
me dire que les étudiants doivent travailler, et qu'ils devront
chercher par eux-mêmes le sens du mot « semi-perméable ». Je ne
crois pas que ce soit une bonne méthode : si le mot n'est pas
compris en début de cours, tout le reste du cours est inutile,
obscur, à reprendre... à moins que le cours ne consiste à
transmettre autre chose que des connaissances.
Pensons stratégie.
D'enseignement. Il y a une question beaucoup plus fondamentale :
soit on cherche à rendre services, et il faut sans doute expliquer ;
soit on considère qu'aucun savoir, qu'aucune compétence ne
s'obtiennent par des professeurs, et alors les enseignants devraient
sans doute se résoudre à donner aux étudiants une liste de
notions, de termes, afin que ceux-ci apprennent à apprendre, fassent
le travail par eux mêmes.
Autrement dit, notre
discussion stratégique était légèrement erronée, parce que la
véritable question stratégique était plus en amont. Nous y
reviendrons : faut-il que les enseignants enseignent ? La
question tourne autour du mot « enseigner » : par goût
personnel, j'ai l'impression que la méthode qui met les étudiants
en position d'autonomie est bien meilleure que le gavage des oies,
sans quoi nous serons dans le récit et non pas dans l'acquisition
des compétences.
Bien sûr, de nombreux
étudiants observeront qu'ils ont besoin d'aide, mais... ne
devraient-ils pas travailler davantage avant de faire état de leur
« assistanabilité » ? Aujourd'hui, tout est en
ligne, et il suffit de chercher, mais, j'y reviens, si l'on reporte
sur les étudiants la question de l'obtention du savoir, ceux-ci, à
leur tour, devront se poser la question des compétences versus les
connaissances. N'est-ce pas à ce point là qu'il faut les aider ?
N'est-ce pas en matière de méthode d'apprentissage nous devons
faire porter l'effort ?
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