vendredi 16 août 2013

La poussière du monde est en nous

Décidément, ce blog est l'occasion de faire acte de contrition ! Je me suis repris plusieurs fois publiquement, notamment à propos de ce qu'est la chimie. Aujourd'hui, je voudrais présenter mes excuses à mes amis à propos d'une idée que j'ai déjà discutée, à savoir la "poussière du monde".
J'avais trouvé l'expression dans le traité de peinture de Shitao, peintre chinois, qui avait discuté l'"unique trait de pinceau". Poussière du monde : l'expression sonnait bien, et je l'appliquais à toutes les discussions inutiles, café du commerce, discussion politiques où s'affrontent inutilement les opinions (je n'ai pas dit "les idées") politiques, petites conversations pour passer le temps...

Pourtant,  à la réflexion, je crois que rien n'est insignifiant, rien n'est poussière, si l'on y met de l'intelligence, de la culture, de la réflexion, de l'analyse. Il ne tient qu'à nous-même que cette poussière n'en soit pas, que même la pire bêtise devienne enseignement, matière à pensée. Le philosophe français hélas décédé Jean Largeault disait "J'aime les mauvais livres, parce qu'ils me révèlent bien, a contrario, ce qui est digne d'être aimé". Il était dans ce mouvement de refus, de négation de la poussière du monde.

Bref, je propose que, pour chacun d'entre nous, la poussière du monde n'existe plus !